Ci-dessous un texte d'auteur que je soutiens et que je partage avec vous.

Face à un quotidien professionnel pas toujours facile, comment faire pour adopter une attitude positive et trouver en soi des sources de satisfaction ? Conseils d’experts.

“Être positif, cela s’apprend, c’est un sport quotidien”, affirme Christophe Benoît (1), formateur. Nous pouvons en effet choisir de créer du positif sans attendre qu’il vienne de l’extérieur (des situations ou des autres). 
Finalement, ce ne sont pas seulement les événements eux-mêmes qui comptent, mais la manière dont nous les vivons et dont nous les évaluons. Notre manière de penser, nos croyances influencent nos comportements, nos actions et donc le résultat de nos actions.

1. Identifier ses “saboteurs” mentaux

Une grande partie de nos difficultés, d’après Shirzad Chamine, auteure de l’ouvrage “L’Intelligence positive” (2) vient de nos “saboteurs mentaux” qui nous envoient en permanence, sans que nous nous en rendions compte, des messages négatifs : “Je suis nul”, “je n’y arriverai jamais”, “c’est toujours sur moi que ça tombe”, “je dois être parfait”, “si je loupe ce contrat, je n’ai pas ma place dans l’entreprise”…
“Chacun a ses ‘saboteurs’, analyse la consultante. Quels sont les vôtres, les petites phrases qui tournent en boucle dans votre tête ? Quand vous les aurez reconnus, nommez-les et prenez-les pour ce qu’ils sont : des ennemis qu’il ne faut pas écouter car ils vous conduisent à agir contre votre intérêt.”

2. Se fixer l’horizon de la journée

Pour Christophe Benoît, formateur, la journée doit être “l’horizon du bien-être”. Regarder au-delà, c’est se projeter sans pouvoir avoir de prise sur le futur. Tandis qu’une journée est un laps de temps réaliste, à notre mesure. Se situer dans la journée, c’est vivre le moment présent. “En arrivant le matin, visualisez les moments positifs de la journée car il y en aura forcément”, assure-t-il. Il s’agit d’adopter dès le début de la journée un état d’esprit d’accueil et d’ouverture, au lieu d’arriver plombé avant que rien n’ait commencé.
“Et si l’horizon me paraît bouché, que puis-je faire, moi, pour dissiper un peu les nuages ?” questionne Anne Tricault, formatrice. Par exemple, aller voir tel collègue qui me fait toujours rire avant ma présentation qui me stresse. Il s’agit de créer soi-même les antidotes aux situations stressantes.

3. Prendre soin de soi

“Pour se remplir d’énergie positive, il faut commencer par se faire plaisir”, recommande Christophe Benoît. Comment y parvenir, dans un univers de contraintes où notre marge de manœuvre est étroite ? Chacun aura sa réponse : déjeuner avec un collègue, se ménager un moment de respiration dans la nature, travailler sur un dossier non urgent mais qui m’intéresse… “Prendre soin de ses besoins fondamentaux est incontournable si l’on veut se sentir bien”, résume Anne Tricault.

4. S’imprégner des moments agréables

Réunion habilement conduite, point final mis à une note de synthèse importante : savez-vous vous arrêter sur les moments positifs de votre journée ? Quelques secondes pour “conscientiser” ce que vous venez de réussir ou de vivre, tout simplement, et vous en imprégner. Quels sentiments positifs ressentez-vous ? Quelles sont les qualités qui vous ont permis de réussir dans cette situation ? Il est fondamental de porter un regard bienveillant sur soi et d’oser valoriser nos qualités, ce qui n’est pas une gymnastique courante. Comment porter un regard positif sur la vie si l’on se voit toujours en négatif ?

5. Regarder le chemin et pas seulement l’objectif

Toutes les situations où l’on se focalise sur un objectif qui n’est pas encore atteint sont facteur de stress : prise de poste où l’on n’a pas encore fait ses preuves, délégation à un collaborateur encore inexpérimenté, etc. “Il est essentiel de regarder les progrès accomplis au jour le jour et non pas ce qui reste à améliorer, souligne Anne Tricault. C’est en s’arrêtant sur les efforts déployés, les qualités mises à l’œuvre, et les progrès réalisés que l’on trouvera de l’énergie pour persévérer.” Nous avons besoin d’être encouragés pour avancer. Et si notre n+1 n’a pas ce réflexe, à nous de nous prendre en charge…

6. Porter un autre regard sur un échec

“Face à une difficulté ou un échec, imaginez plusieurs scénarios où votre problème conduirait, à court ou moyen terme, à des effets positifs”, propose Shirzad Chamine. Par exemple : la perte d’un emploi serait l’opportunité de trouver un travail plus conforme à vos aspirations ou de vous lancer dans une reconversion que vous n’osiez pas envisager tant que vous étiez “au chaud” dans votre entreprise.
Cette façon d’envisager les choses n’est pas naturelle, mais c’est une manière de sortir de la passivité et de reprendre les rênes de notre vie. “Nous ne pouvons pas contrôler ni choisir la plupart des événements qui nous arrivent, mais nous pouvons déterminer l’impact que ces événements ont sur nous en choisissant comment y répondre”, remarque Shirzad Chamine. Face à un échec, l’attitude positive consiste aussi à analyser ce qui n’a pas fonctionné pour rectifier le tir dans une prochaine occasion.

7. Le bilan de la fin de journée

Le soir, faites un bilan de la journée écoulée : regardez tout ce qui vous a donné satisfaction, mais aussi les difficultés rencontrées et comment vous avez réussi à les traverser. Vous ne trouvez aucun motif de vous réjouir au terme de cette journée qui n’a été qu’une suite de déconvenues ? “Dites-vous alors que vous êtes une personne bien courageuse d’avoir traversé cela”, propose Anne Tricault. C’est aussi une manière de se considérer positivement !

1. “Décidez d’être heureux au bureau”, Christophe Benoît, ESF éditions.
2. “L’Intelligence positive”, Shirzad Chamine, Leduc éditions.


Marie-Pierre Noguès-Ledru